Calcul heures supplémentaires : simulateur gratuit 2026
Calcul heures supplémentaires en quelques secondes : entrez vos heures et votre taux horaire. Le simulateur applique la majoration de 25 % ou 50 % (ou celle de votre convention), puis contrôle le contingent de 220 heures et le plafond d’exonération de 7 500 €.
Simulateur heures supplémentaires
Choisissez votre convention collective, puis saisissez vos heures de travail.
Majoration des heures supplémentaires : la règle légale
Une heure travaillée au-delà de 35 heures par semaine à la demande de votre employeur est une heure supplémentaire. Elle se paie à un taux majoré, et depuis 2019 sa rémunération échappe à l'impôt sur le revenu, dans la limite d'un plafond annuel.
Régime légal supplétif (article L.3121-36)
Faute d'accord d'entreprise ou de branche fixant d'autres taux, on applique +25 % aux 8 premières heures supplémentaires (de la 36e à la 43e heure) et +50 % au-delà (à partir de la 44e heure).
Calcul concret : exemple à 42 h/semaine
Prenons un salarié payé au SMIC en vigueur depuis le 1er juin 2026 (12,31 € brut de l'heure) qui fait 42 heures dans la semaine. Sa paie se décompose ainsi :
- 35 heures normales : 35 × 12,31 € = 430,85 € ;
- 7 heures majorées de 25 % : 7 × 12,31 € × 1,25 = 107,71 € ;
- Salaire brut de la semaine : 538,56 €.
Ce sont les valeurs que le simulateur affiche par défaut. Si vous voulez refaire le calcul pas à pas à partir de votre bulletin, suivez notre méthode de calcul des heures supplémentaires à la main.
Utiliser le simulateur pas à pas
- Choisissez votre convention, et les seuils comme les taux se remplissent tout seuls (l'option « Personnalisé » permet de saisir ceux de votre accord d'entreprise) ;
- Entrez vos heures de la semaine et votre taux horaire brut ;
- Pour estimer une période plus longue, indiquez le nombre de semaines. Le simulateur extrapole alors vos heures sur l'année et les compare au contingent de 220 heures et au plafond d'exonération de 7 500 €.
Les taux selon les conventions collectives
Les taux légaux ne jouent qu'à défaut d'accord. Votre convention collective ou un accord d'entreprise peut en prévoir d'autres, à condition de ne pas descendre sous 10 %.
Convention HCR (hôtels, cafés, restaurants)
Dans l'hôtellerie-restauration, les taux sont plus bas que dans le régime légal (exemple complet avec service coupé dans notre guide du calcul des heures de travail au restaurant) :
- de la 36e à la 39e heure : +10 % ;
- de la 40e à la 43e heure : +20 % ;
- à partir de la 44e heure : +50 %.
Conventions SYNTEC, Métallurgie, BTP
Ces trois conventions s'en tiennent aux taux légaux de 25 % et 50 %. Chacune fixe en revanche son propre contingent annuel et ses règles de repos compensateur.
Contingent annuel : 220 heures par défaut
Sans accord, le contingent est de 220 heures supplémentaires par an et par salarié. L'employeur peut le dépasser, mais il doit consulter le CSE, et chaque heure au-delà ouvre droit à une contrepartie obligatoire en repos (COR) qui s'ajoute à la majoration. Cette COR représente 50 % des heures concernées dans les entreprises de 20 salariés au plus, et 100 % au-dessus de 20 salariés.
Exonération fiscale 2026
Ce que vous touchez au titre des heures supplémentaires (salaire de base et majoration) n'est pas imposé jusqu'à 7 500 € nets par an. La loi pouvoir d'achat du 16 août 2022 a porté ce plafond de 5 000 € à 7 500 €, et il reste inchangé en 2026. S'y ajoute une réduction des cotisations salariales sur ces heures, qui peut atteindre 11,31 %. La déduction patronale et les règles par convention sont détaillées dans notre guide des heures supplémentaires 2026.
Plafonds à ne pas dépasser
- 10 heures par jour, jusqu'à 12 heures par dérogation ou accord ;
- 48 heures sur une même semaine, sauf dérogation exceptionnelle ;
- 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives (46 heures si un accord le prévoit) ;
- 11 heures de repos consécutives au minimum entre deux journées de travail ;
- 35 heures de repos hebdomadaire consécutives (24 heures + 11 heures).
Évolution jurisprudentielle 2025
Par un arrêt du 10 septembre 2025 (Cass. soc., n° 23-14.455), la Cour de cassation a jugé que les jours de congés payés pris dans la semaine comptent pour savoir si le seuil de déclenchement des heures supplémentaires est atteint. La décision s'appuie sur le droit de l'Union européenne et la Charte des droits fondamentaux. Elle concerne directement les salariés dont le temps de travail est décompté à la semaine.